Un renouveau pour le rail
Une proposition dans le cadre!:
Du plan de relance écologique
Dans le domaine du fret ferroviaire
Il s’agit d’une étude de faisabilité!proposée dès l’année 2000 et affinée
jusqu’à 2020
Utopie pour le transport ferré!(version
2001 révisé en 2017, 2021 et 2023)
Innovations!obligatoires pour sauver
le fret ferroviaire.
https://gildaslemaitre.fr ----- Wagon autonome (février 2026) ----- Page sur 1 60
Sommaire
Voir aussi!:
o!:!des navettes SNCF autonomes
o!: le transport public autonome, sur pneus
La table des matières est vide car aucun style de paragraphe défini n’est utilisé.
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Les wagons peuvent aussi être autonomes
Un projet pour remettre le fret sur les bons rails.
Les poids lourds sont des wagons de fret automoteurs mis sur la
route. Ils ont l’avantage de la souplesse dans la gestion de leurs
itinéraires et d’être rapide en évitant les gares de triage. Les
camions consomment beaucoup, polluent, usent les chaussées et ne
pratiquent guère la conteneurisation. Les conditions de travail des
conducteurs sont difficiles, mais bientôt les camions sans chauffeur
éluderont le problème . 1
Le fret ferroviaire peut offrir les mêmes avantages si chaque wagon
est autonome, automatique et dédié aux conteneurs normalisés,
permettant ainsi la constitution dynamique des trains au départ des
ports ou des plateformes d’échange et permettant l’aiguillage
individuel à chaque divergence ou convergence selon la destination.
L’enjeu de la survie du fret ferroviaire vaut de se poser la question
de la faisabilité d’un tel système et de sa compatibilité avec
l’existant.
Ce projet est à coupler avec des aménagements innovants pour le
"dernier kilomètre". L’enjeu des économies d’énergie et de la
sauvegarde des lignes non rentables vaut de se poser la question de
la faisabilité d’un tel système et des exigences de sa compatibilité
avec l’existant!: un défi européen!!
Des poids lourds en convoi sur des rails, cela s’appelle un train,
dont chaque wagon saurait être «!parfois!» autonome... Les
technologies d’aujourd’hui font reconsidérer l’utopie au point d’en
montrer la!faisabilité.
A noter que les poids lourds ont des restrictions de circulation les WE et jours fériés.
1
Ils roulent peu la nuit et peuvent être arrêtés par les intempéries et ralentis dans les
bouchons. A noter aussi que le fret routier est devenu économiquement incontournable,
qui peut faire grève ou au contraire assurer un lobby anti-ferroviaire puissant.
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Contexte
Bientôt, le transport routier transportera 10 fois plus de fret que le transport
ferroviaire. Le réseau ferré supporte 80 millions de train-kilomètres sur
30!000 km de voies, dont le tiers supporte moins de 10 trains par jour.
Les petites gares sont en déshérence. Une voie de chemin de fer assure en
moyenne le transport équivalent à 20 camions à l’heure, alors qu’une voie
d’autoroute supporte en moyenne 150 camions à l’heure.
Un train transporte en moyenne environ 500 tonnes sur une
distance moyenne de 350km, soit l’équivalent du fret de 50 camions.
Le réseau ferré est sous-utilisé, en particulier les lignes secondaires et les
dessertes ferrées industrielles. La demande est en constante diminution, les
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opérations de constitution des trains sont longues, le système ferré offre peu
de souplesse et les délais d’acheminement d’expéditeur à destinataire sont
peu compatibles avec les exigences des clients.
Expéditeurs et destinataires sont à plusieurs kilomètres des gares. Les
ruptures modales sont autant de surcoûts.
Le réseau ferré, hors quelques grandes lignes et quelques tronçons
régionaux, devrait disparaître faute de compétitivité.
Pour le fret routier, Google, Tesla et
autres grands constructeurs ont
engagé d’énormes investissements
pour le véhicule routier
automatique. Dans peu de temps,
sur les autoroutes, rouleront des
trains de camions automatiques sans
conducteur. Déjà le camion porte-
conteneur autonome (Donfeng) est
opérationnel dans les ports chinois.
https://gildaslemaitre.fr ----- Wagon autonome (février 2026) ----- Page sur 5 60
L'usure des chaussées est exponentielle avec les charges à l'essieu. Un seul PL en forte 2
surcharge peut détruire une chaussée, voire un pont comme le celui de Mirepoix
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assembler en trains et de l’autre des trains à qui l’on voudrait la souplesse
d’un ensemble de camions.!
Diminuer, ou tout au moins contenir le trafic lourd sur les routes et
autoroutes, c'est le souhait d’une majorité de citoyens.
L’acceptabilité sociale des Poids lourds devient problématique. Leur
nombre croissant et le poids à l’essieu autorisé trop éleréduisent
la durée de vie des chaussées, dont la rénovation est
particulièrement coûteuse. Les accidents impliquant les camions ont
de forts retentissements dans les media. Les conditions de travail des
chauffeurs sont en décalage avec le progrès social. Les poids lourds
sont difficiles à gérer dans les situations de crise telles qu’un épisode
neigeux ou une fermeture d’axe. Les grèves du transport routier
peuvent conduire à une faillite économique…
Mettre le fret sur les rails, c'est conserver un équilibre concurrentiel
voire complémentaire, faire des économies sur l’entretien des
infrastructures routières, voire sur certains investissements lourds.
C’est aussi éviter des conditions de travail pénibles aux chauffeurs
routiers qui ont certainement un rôle à jouer dans les trajets locaux
expéditeur-gare et gare-destinataire, C’est encore réduire la
consommation énergétique et les pollutions ainsi que la gravité des
accidents.
C'est aussi une occasion de vivifier les plate-formes de triage qui
peuvent être transformées en centres de distribution, réduisant ainsi
l'artificialisation des sols provoquées par la multiplication des
plate-formes de distribution routières.
On peut certes essayer d'automatiser des pelotons de poids lourds
sur les autoroutes, mais il faudra pour cela trouver une solution aux
véhicules légers qui veulent sortir de l’autoroute alors qu’un train
continu de camions en voie lente les en empêche. La solution du
problème existe, c'est le train sur chemin de fer, mais on lui
reproche en particulier sa rigidité, dans le temps et dans l’espace.
Une première amélioration est le ferroutage qui permet aux
camions de prendre le train. N'est-ce pas un peu bizarre de mettre
des roues sur des roues ? On peut aller plus loin sans révolutionner
https://gildaslemaitre.fr ----- Wagon autonome (février 2026) ----- Page sur 7 60
d'un coup le système ferroviaire actuel en donnant aux wagons une
certaine autonomie et en généralisant les conteneurs.
Seule une révolution technologique de même ampleur que le TGV peut
justifier le maintien du réseau ferré pour le fret. Les ingénieurs de la SNCF
planchent actuellement sur la conduite automatique des trains, mais cette
évolution ne changera pas les conditions de concurrence avec le transport
routier.
Puisque des entreprises privées vont mettre sur les autoroutes des trains de
camions, pourquoi un partenariat public-privé ne réussirait-il pas à mettre
sur les rails des wagons “intelligents” automoteurs sans conducteur.
Il ne s'agit pas de changer le réseau actuel et son exploitation. Il s'agit
d'ajouter un service concurrentiel du fret routier : souplesse et rapidité et
d'utiliser les petites lignes comme un atout pour la renaissance du
transport ferroviaire.
Le concept de wagon autonome en convoi existe depuis au moins 20
ans. C’est le camion électrique des suédois, mais sur rails. Utopie!?
Par ailleurs, la généralisation du conteneur est une opportunité de
développement. Le conteneur convient à la quasi totalité des
marchandises. Le wagon devient une simple plate-forme. Utopie!?
Une première contrainte porte sur le débit (le nombre de wagons à
l’heure) qui est contraint par la faible friction entre la roue en acier
et le rail en acier. Le freinage d'un wagon de 30!t lancé à 140 km/h
sur voie horizontale est d'environ 1000!m. Chaque wagon devrait
alors être astreint aux règles de cantonnement. Avec des cantons de
2!km, les wagons ne pourraient se suivre qu'à plus de 1 minute,
limitant le débit à 60 wagons à l’heure. La solution est le convoi.
Un autre contrainte est qu'un wagon autonome sur batterie, non
intégré à un train, ne peut avoir l'autonomie suffisante pour
traverser le pays sans se recharger. De plus un pantographe par
wagon serait une solution compliquée. Il lui faudrait aussi une
carrosserie aérodynamique. La solution est le wagon autonome.
Il faut aussi penser que les lignes secondaires sont rarement
électrifiées, La solution est qu’une partie de l’énergie soit dans les
batteries des wagons et que l’autre soit fournie via les caténaires ou
par un générateur électrique embarqué dans la «!motrice!».
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L’énergie est distribuée à tous les wagons pour recharger les
batteries. Le générateur d’énergie n’aura pas besoin d’un grande
puissance si les batteries aident aux démarrages et dans les rampes.
Une troisième contrainte est l’attelage automatique compatible avec
le système à crochet, ce qui représente un défi mécanique et
informatique coûteux.
Enfin, il faut penser à la cohabitation d’un nouveau système avec
les trains classiques. La solution est de garder les trains classiques et
de développer des trains avec attelages immatériels.
Quand aux contraintes de coûts et de mise en oeuvre, la solution est
de ne fabriquer qu’un seul type de wagon standard!: une plate-
forme pour conteneurs, avec limitation de tonnage (le fort tonnage
reste aux trains classiques ou au fret routier).
Ces contraintes conduisent à la solution d’un convoi,… très différent des
trains d’aujourd’hui, qui ne remettent pas en cause les trains classiques, mais
qui introduit sur le réseaux un service supplémentaire de convois de
plateformes autonomes porte-conteneur.
Le développement du wagon automoteur en convoi est une révolution
technologique propre à maintenir le réseau ferré face à la route sur les
grands axes comme sur les lignes secondaires et dans les dessertes ferrées
industrielles, dans le cadre de la transition écologique et solidaire.
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Le wagon automoteur, une utopie!?
L’objectif est clair. Cependant, aucun projet technologique ne s’intéresse à la
solution des wagons automoteurs, qui pourrait résoudre la rigidité ferroviaire.
Technologiquement, à considérer la compatibilité avec les convois classiques,
on comprend que les ingénieurs n’osent pas se lancer dans cette solution.
Utopie!! A voir!? Le présent document ose proposer une solution générale
répondant à toutes les réticences des ingénieurs du domaine ferroviaire.
Donnons-nous le temps d’imaginer. Équipons chaque wagon d’un
moteur d’appoint, d’une autonomie électrique de quelques
kilomètres et d’un système d’attelage "immatériel" (voir plus loin)
en dynamique. En régime de croisière, les wagons forment un train
normal. A l’approche d’une dérivation, le train ralentit, le ou les
wagons ayant à quitter l’axe principal se désaccouplent en laissant
avec le wagon précédent un intervalle compatible avec un
mouvement d’aiguillage. Après passage de la zone d’aiguillage, les
wagons restant sur l’axe principal rattrapent la tête du convoi et
s’y accouplent à nouveau. Les wagons dérivés utilisent leur
autonomie pour continuer à faible allure sur leur voie de desserte.
Inversement, les wagons prêts à partir d’une voie de desserte
attendent le passage du prochain convoi pour s’y accrocher avant
qu’il ne reprenne sa vitesse de croisière. Le réseau ferré est ainsi
parcouru en permanence par des «!motrices!» derrière lesquelles le
convoi se transforme au gré des besoins de chacun de ses wagons.!
Le fret ferroviaire présente alors une souplesse et une rapidité équivalente au
fret routier. Les wagons n’ont plus de passage obligé par ces gares de triage
qui allongent et compliquent leur parcours. Les gares de triage deviennent
de simples commutateurs avec une voie d’attente par direction. De
nombreuses voies de garage et aiguillages peuvent être supprimés. Les
petites gares peuvent devenir des substituts aux énormes plateformes
logistiques routières qui défigurent le pays. Le nombre de wagons dormeurs
est réduit, la rotation du parc est optimale. Les «!motrices!» n’ont pas à
s’arrêter ou à démarrer à pleine charge, ce qui réduit la puissance globale
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nécessaire et supprime la fonction de traction assurée par une locomotive
pesante et surpuissante.!
Gestion régulée de l’énergie
En contrepartie, le système demande l’introduction de l’intelligence et de
l’énergie dans chaque wagon.
Pour bouger un wagon de fret à faible vitesse en palier, quelques watts
suffisent, pour vaincre les frottement roue/rail et la résistance de l’air. A la
vitesse de croisière (30m/s), les frottements roue/rail sont faibles et diminuent
avec la vitesse. La traînée aérodynamique sera d’autant plus faible que les
wagons sont rapprochés. L’interdistance entre wagons classique est de 1,30m
contre environ 10 à 15cm pour un attelage immatériel, limitant ainsi les
tourbillons d’air entre les wagons.
Les contraintes de puissance sont aux démarrages et dans les rampes, en
distinguant les rampes courtes et les rampes longues.
Solution!: tous les wagons participent à la propulsion du convoi. Les
batteries «!lissent!» la consommation de l’énergie sur tout le trajet. Elles se
rechargent en croisière en palier ou en descente. Les batteries des wagons
soulagent la motrice dans les courtes rampes ou lors des montées en vitesse.
Elles se rechargent pendant la croisière, en descente et en décélération .
3
Quelques dizaines de litres de batteries modernes devraient suffire à chaque
4
wagon.
Attelages immatériels
5
Les attelages mécaniques automatiques (compatibles avec les
attelages manuels) sont complexes (tampon amortisseur, dételage
Le freinage d’urgence, très rare, n’est pas à prendre en compte.
3
A la différence des voitures, le poids des batteries n’est pas un critère important. Il vaut
4
mieux parler en termes de densité d’énergie volumique plutôt que massique.
Selon l’étude allemande de 2009 "L’attelage automatique à tampon central, de
5
Bernhard Sünderhauf (Altaplan Leasing Gmbh)", l’attelage automatique seul pourrait
accroître la productivité du chemin de fer de 30%
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sous tension, conduite de vapeur, connexion électrique,...) et
nécessitent leur harmonisation. Solution!: l’attelage immatériel
Le système d’attelage immatériel en dynamique ne devrait pas non plus être
trop complexe si l’on prend soin d’équiper les moteurs des wagons d’une
commande précise. Le suivi en temps réel de tous les wagons est fait par
GPS, avec redondance par odomètre, particulièrement en tunnel. La pré-
approche finale se fait au radar (redondance) puis au Lidar, qui servira aussi à
maintenir le wagon à quelques centimètres du précédent.
L'attelage immatériel implique que les wagons puissent s'approcher à
quelques centimètres les uns des autres, que le freinage soit électrique et non
à vapeur, et que la continuité électrique soit assurée d'un wagon à l'autre. Les
nouveaux wagons autonomes pourraient être équipés d’un couplage inductif
pour passer l’énergie électrique d’un wagon à l’autre. Ce couplage se fait sans
contacteur et sans câble à l’air libre . L’ordinateur du wagon gère la
6
puissance sur les roues pour que le wagon suive le précédent au centimètre
près. Il n’y a plus besoin d’attelage mécanique (ni tampons, ni crochets) et les
wagons peuvent se suivre de très près, améliorant d’autant l’aérodynamisme
du train. C’est sans doute là la plus grande révolution technologique ! Pour le
roulage en section courante, il s’agit essentiellement d’accélérer et de freiner
en même temps que la motrice.!Ce n’est plus véritablement une motrice car
elle ne tire plus physiquement les wagons. La puissance de traction est
répartie sur tous les wagons.
Divergence / Convergence
La motrice pour sa part doit savoir si elle approche d’une dérivation utile à
l’un des wagons de son convoi, afin de ralentir. Elle doit savoir aussi l’état de
couplage de tous les wagons, y compris celui des nouveaux venus en queue
de convoi (ou intégrés judicieusement pour grouper les wagons par
destinations).
En amont de chaque divergence, chaque wagon vérifie sa route et, le cas
échéant, selon la destination du wagon précédent, ralentit pour laisser à
l’aiguillage le temps de se positionner. Les techniques informatiques savent
Cette solution plus sécurisée semble préférable à une solution de couplage par contact, 6
sous réserve que le rendement du couplage soit proche de 1.
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réguler des moteurs électriques à la milliseconde près. La mise en œuvre
d’un réseau informatique local reliant tous les wagons d’un même convoi,
accouplés ou non, par courant porteur et redondance par le rail ou par
transmission cryptée sans fil devrait répondre aux exigences de sécurité.!
Moteur-roues
La première idée est que la propulsion du wagon se fasse par un
unique moteur sur un des essieux. Considérant les problèmes de
patinage, de freinage, de différentiel, de puissance, une autre idée
est proposée : des moteur-roues.
Mettre un moteur dans toutes les roues présente l’avantage de diviser la
puissance de traction et de freinage par le nombre de roues.
Dans un train tiré par une seule motrice, c’est le frottement de ses
seules roues motrices qui permet le démarrage et la montée en
rampe sans patiner.
Avec un moteur dans chaque roue, le seuil de patinage est plus haut,
permettant une meilleure accélération et une meilleure tenue dans les
rampes. Cette solution supprime les essieux et permet un différentiel
numérique dans les courbes .
7
Pour un wagon classique portant un conteneur de 6m, il suffit de monter 4
moteur-roues identiques, de moindre puissance, sur leurs ressorts
amortisseurs. Le moteur-roue, tournant dans les deux sens, assure la marche
avant comme la marche arrière. Le wagon est symétrique. L’avantage pour les
accélérations vaut aussi pour les décélérations.
Cohabitations
Les trains de marchandises classiques sont aussi concernés par cette
"révolution technologique" avec une problématique différente. Les
applications non compatibles avec la conteneurisation peuvent être traitées
avec des convois classiques. Le trafic maritime a imposé les conteneurs. Le
vrac et les citernes peuvent aussi se conditionner aux dimensions des
ce qui pourrait remettre en cause la nécessité de bogies pour les wagons supportant 7
les conteneurs de 12m! (voir plus loin)
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conteneurs. La compatibilité avec les wagons traditionnels n’est pas
obligatoire. Les convois de wagons autonomes ont une «!motrice!» qui se
régule comme les trains classiques pour respecter les limites de vitesse et
autres signaux et les distances de sécurité.
Les trains classiques continuent à circuler et les trains de wagons autonomes
sont prêts à accueillir de nouveaux clients.!!
Dernier kilomètre
Le système n’assure pas la desserte du client final, sauf si celui-ci est équipé
de voies privatives. Pour la plus grande partie du fret, le camion reste le bon
moyen d’acheminement entre la gare et le client. Avec un conteneur de 6m,
le camion taxi peut entrer en ville, à la différence du semi-remorque
supportant un conteneur de 12m. Il y a complémentarité entre les modes. Le
fret en conteneur peut être
traité par des portiques de
transbordement sur des
camions-taxis, appelés à la
demande. Le wagon
automoteur comme le
camion-taxi ont tous les deux
l’avantage de pouvoir se
positionner précisément, et à
leur tour, au niveau du
transbordeur. Le
transbordement avec un
bateau porte-conteneurs
devrait être tout aussi simple et rapide.
En France, il circule chaque jour 1300 trains de marchandise, soit environ
30!000 wagons, avec en moyenne 5 gares de desserte par département, soit
environ 1000 aiguillages. L’enjeu est faible à comparer avec l’automatisation
des camions sur les autoroutes. Pourquoi ne pas envisager un projet
européen sur le sujet, je serais le premier à investir des actions dans un
wagon automoteur!?
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Conteneurisation
Les conteneurs largement utilisés pour le fret maritime sont une opportunité
à généraliser pour le fret ferroviaire. C’est l’occasion de développer un
matériel roulant spécifique, qui soit une simple structure horizontale
d’accueil du conteneur, sans habillage ni superstructure.
Le transport maritime a généralisé les conteneurs (environ 100 millions en
2010) répartis en 4 catégories de longueur (3m, 6m, 9m, 12m ). Une analyse de
8
la valeur est une étape essentielle pour choisir l’équipement de roulement!:
Un conteneur de 6m sur une plate-forme allégée représentant une charge de
Le standard international est en pieds. Les longueurs sont données ici 8
approximativement en mètres, pour faciliter la lecture.
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20t peut rouler sur 4 roues - les bogies n’ont plus lieu d’être ! La question
vaut aussi pour les conteneurs de 12m (28t max, soit moins de 20t/essieu) .
9
Politiquement, les conteneurs de 12m sont un outil recherché par les
multinationales qui y voient un meilleur profit qu'avec les
conteneurs de 6m. Les conteneurs de 6m sont plutôt l'outil des
agents locaux qui cherchent la praticité à toutes les étapes du
transport entre le fournisseur et le client.
Dans les modes de transports actuels, il est normal de privilégier les
conteneurs de 12m, globalement moins chers au seul transport, mais
avec un report des coûts sur le dernier kilomètre au début et à la fin
du voyage. Ce dernier kilomètre doit être rendu attractif en
parallèle avec le développement du wagon autonome.
Pour mémoire, les camions de 7,5t ne sont pas autorisés, sauf
dérogations, à circuler le WE et jours fériés, les camions de moins de
12t n'ont pas les macarons 90/80/60 limitant leur vitesse, les
camions sont autorisés en ville jusqu'à 19t.
Les semi-remorques routières sont compatibles avec les conteneurs
de 12m. Le coût du chauffeur est un critère important. Un seul
véhicule, un seul chauffeur, ce sont des économies d’échelle.
Néanmoins, les grands conteneurs nécessitent une logistique
coûteuse. A l’exception de quelques marchandises longues, le fret se
satisfait des conteneurs de 6m, plus simples à remplir et à
manipuler. Sur wagon autonome, le critère de coût du chauffeur
disparait et la logistique aux extrémités se simplifie.
Le transport actuel de conteneurs sur le réseau ferré a privilégié les
wagons pour conteneur de 12m ou pour 2 conteneurs de 6m. Si ce
choix est judicieux pour les convois de fret classiques, il est à revoir
pour des convois de wagons autonomes.
Les conteneurs ne transportent pas tous des charges lourdes. Une
étude de marché devrait montrer la répartition du nombre de
conteneurs en fonction de leur poids en charge, afin de trouver la
Les wagons trémies à deux essieux, de 40m3 (tare de 12t, charge max 28t), ont un
9
écartement entre essieux de 6m (longueur totale 9,64m). On pourrait concevoir une
plateforme de 12m avec 6m entre roues).
https://gildaslemaitre.fr ----- Wagon autonome (février 2026) ----- Page sur 17 60
charge maximale la plus commune. Au-delà, les conteneurs sont
aiguillés sur les trains classiques (ou vers le transport routier).
La notion de conteneur peut aussi évoluer : un chargement latéral
permet d'enfourner rapidement des palettes adaptées, en vue d'un
cabotage avec du fret de moindre dimension. Un même conteneur
peut ainsi caboter entre plusieurs gares et simplifier les tris. Les
palettes sont des éléments clés pour le dernier kilomètre et
n'imposent pas de grosses adaptations aux affréteurs.
En considérant les études et la fabrication d’une part et toute la chaîne
logistique de l’exploitation du fret d’autre part, deux conteneurs autonomes
de 6m valent mieux qu’un seul de 12m, même si ce type de volume ne
correspond pas à la vision multinationale du wagon.
L’étude vaut d’être faite et démontrée aux affréteurs et aux industriels pour
qui la manipulation des charges très lourdes oblige à une logistique elle-
même lourde et coûteuse (infrastructures, stockage,...). L'utilisation de
conteneurs "maniables" devrait être incitative pour tous.
On peut envisager que les frets trop lourds ou trop longs soient confiés à des
wagons classiques attelés à des trains classiques (qui ont encore de fortes
raisons de subsister sur certains itinéraires pour certaines applications
dédiées). Vouloir traiter toutes les formes de fret avec les wagons autonomes
pourrait remettre en cause le concept et ses avantages.
Une autre solution consiste à encadrer le wagon spécial par deux
wagons autonomes, attelés mécaniquement, pour former un
équipage lui-même autonome, mais d'une complication inutile au
regard des enjeux.
Par ailleurs, les petites lignes, qui sont un atout pour la renaissance du fret
ferroviaire, ne sont pas conçues pour de lourdes charges et n’ont pas besoin
de grands conteneurs.
Fabriquer un conteneur banalisé pour un usage spécifique est plus
facile que de fabriquer, stocker et gérer des wagons spéciaux. Les
conteneurs peuvent être de fabrication ou de possession privée, avec
contrôles de viabilité. Les plateformes roulantes sont des
fabrications/maintenance sur appel d’offre public.
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A noter qu'un camion à pleine charge de19t, à deux essieux, pèse à
vide environ la moitié. Un camion-taxi de cette catégorie pourrait
ainsi porter des conteneurs de moins de 10t utiles (12t PTC).
Pourquoi ne pas imaginer des remorques routières autonomes sur le
modèle des wagons autonomes, sans cabine de conduite, en attelage
immatériel avec un véhicule pilote…
La faisabilité technique est acquise sur le plan mécanique et électrique. La
recherche concerne la qualité des capteurs (robustesse, précision,
inviolabilité, ...), l’informatique embarquée (simulateurs, tests en grandeur
réelle, inviolabilité...), l’adaptation des aiguillages à l’usage par des wagons
autonomes et la gestion géographique des wagons.
La faisabilité économique suppose l’adhésion du plus grand nombre
d’acteurs du transport de fret, pour réduire l’entassement des conteneurs, les
gares de triage et les ruptures modales.
Les prototypes devraient être financés par des États volontaristes. La
fabrication en série peut être sous capitaux privés.
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Faisabilité
Attelage immatériel
Le WA ne remet pas en cause les convois, qui restent nécessaires pour
optimiser le débit (nombre de wagons par heure), la consommation globale et
pour la sécurité entre mobiles. Le problème majeur à résoudre est celui de
l’attelage des wagons entre eux, sur un train à l’arrêt ou, pourquoi pas, sur un
train en marche. Cependant, le crochetage/décrochetage mécanique, les
connexions/déconnexions du réseau électrique et du réseau pneumatique de
freinage, sous contraintes de gel et d’humidité et en toute fiabilité conduisent
à des dispositifs complexes. L’idée est de supprimer l’attelage classique au
profit d’un attelage virtuel.
Les wagons sont équipés d’un ordinateur embarqué, d’une transmission
locale et d’une transmission nationale.
Le GPS fournit la position à quelques mètres près, affiné par une mesure du
nombre de tours de roue assurant en même temps la redondance de position
pour pallier les zones bizarres (tunnels, falaises,…) Chaque seconde le wagon
émet sa position vers les autres wagons et vers la tête de train, qui la
répercute au Poste Central de régulation.
En croisière, le Lidar fournit la distance au wagon précédent et au wagon
suivant. L’ordinateur embarqué traite l’information pour maintenir le wagon
à quelques centimètres du précédent, remplaçant ainsi le classique attelage
mécanique.
Lorsque le wagon doit quitter l’itinéraire du wagon précédent, il ralentit
pour laisser à l’aiguillage le temps de commuter.
Lorsque le wagon autonome isolé doit rejoindre un convoi, son ordinateur
embarqué calcule la position du convoi à rejoindre et ajuste la vitesse en
fonction de la distance au wagon à rejoindre et assure la manoeuvre ultime à
l’aide du Lidar.. Le convoi peut alors repartir en croisière.
Le wagon régule sa motorisation pour exécuter un arrêt au but. Le but peut
être fixe ou mobile. En particulier, le wagon peut s’abouter à un autre wagon,
lui-même pourvu de la même fonction. Le wagon peut s’abouter dans un
sens ou dans l’autre. Le processus d’attelage sur wagon à l’arrêt n’est pas
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fondamentalement différent d’un attelage sur un autre wagon à une vitesse
faible qui sera un compromis entre la limitation de l’effort aérodynamique et
la durée de constitution ou de reconstitution des convois (10m/s!?). La vitesse
relative d’accostage est fonction de la distance de la cible.
L’attelage virtuel, sans contact est en soi une révolution technologique. Pour
les trains classiques, l’attelage mécanique est nécessaire car c’est la motrice
qui tire les wagons. Dans le cas d’un WA avec accouplement virtuel, la
motorisation électrique assure la propulsion et réagit à la milliseconde pour
se rapprocher ou s’éloigner du wagon précédent, rendant inutile l’attelage
mécanique!: suppression des tampons, des crochets et du mécanisme
mécanique soumis aux contraintes du gel et de la dilatation. L’intervalle entre
wagons peut se réduire au minimum nécessaire pour que les arêtes verticales
de deux wagons successifs ne se touchent pas dans les courbes et contre-
courbes, particulièrement dans les zones d’aiguillages l’espacement entre
wagons peut être réduit (environ 20 cm entre milieux de traverses - à vérifier)
pour les mouvements de lacet et latéraux des wagons au niveau des
aiguillages successifs.
Un autre avantage important est que les wagons ne doivent pas être conçus
comme des maillons d’une chaîne qui encaissent tous la même tension. Dans
les trains classiques, le premier wagon derrière la motrice est soumis à la
tension maximale qui tracte les autres wagons, au démarrage comme dans les
rampes. Par ailleurs, une forte tension entre wagons ou un poussage arrière
dans les courbes peut aussi générer un déraillement. L’attelage virtuel évite
ces contraintes. La structure du wagon peut être légère, moins affectée par la
chaleur, le froid et l’humidité. Plus léger, les frottements consomment moins
d’énergie. Mais les efforts transversaux dûs au vent doivent être pris en
compte pour éviter le renversement du wagon avec la prise au vent sur un
conteneur vide. Il peut être intéressant de diminuer le diamètre des roues
pour diminuer le moment de renversement.
Connaissant leur position géographique, les wagons peuvent assumer leur
itinéraire, se conformer aux signaux de sécurité et aux ordres de marche de la
motrice lorsqu’ils sont en convoi. Les wagons émettent périodiquement leur
position. Le wagon en phase préparatoire d’attelage connaît ainsi la distance
qui le sépare de son but ainsi que la vitesse relative de celui-ci. L’approche
finale et le maintien de l’attelage en position se fait avec un Lidar.
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Distribution électrique
Pour mémoire, un train classique consomme environ 30Wh/t.km
(ADEME). Les motrices ont environ une puissance de 5000 kW,
pour tirer 3000 tonnes en 50 wagons, soit un convoi de 700m.
Cette puissance n'est plus nécessaire dans le cas d'un convoi de
wagons autonomes : chaque wagon utilise ses batteries depuis le
démarrage jusqu’à la vitesse de croisière. La motrice n'a donc pas à
fournir le travail de tractage pour la montée en vitesse. Elle fournit
juste l'énergie nécessaire pour le maintien de la vitesse de croisière
du convoi : frottements rail/roue (20 fois moins qu'une roue de
camion) et frottements de l'air qui sont minimisés du fait du faible
intervalle entre wagons. Elle fournit aussi le courant de recharge
nécessaire pour maintenir les batteries bien chargées, évitant ainsi
toute la logistique qui serait nécessaire à des stations de recharge.
Dans les rampes courtes, les batteries fournissent l'appoint
nécessaire.
Dans les rampes longues, l’aide des batteries ne suffit pas.
Solutions!: Le convoi peut ralentir pour rester dans la plage de
puissance admissible et gagner sur la résistance de l’air. Le cas
échéant, le convoi peut être dégroupé en plusieurs sous-convois en y
ajoutant des motrices en attente en début de rampe. Ces motrices
aideront ensuite dans la rampe de l'autre coté du col. Enfin, le
service du fret ferroviaire peut refuser les charges trop lourdes qui
peuvent être traitées par des trains classiques ou par la route.
L'apport des batteries au démarrage et dans les rampes, la
limitation des charges utiles la gestion optimale des longues rampes
et le gain aérodynamique pourrait diviser par 10 la puissance
maximale que la motrice doit distribuer!!
L’énergie électrique (courant alternatif) provenant de la motrice est
distribuée par contact électrique entre wagons, à charge pour le wagon
suivant de maintenir ce contact avec le wagon précédent avec une précision
de quelques centimètres, à l’accélération, au freinage et en croisière.
L’énergie électrique peut être puisée de la caténaire ou, si la voie n’est pas
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électrifiée, produite dans la motrice par pile à combustible, une turbine à gaz
avec alternateur,!un générateur à moteur diesel.
A noter qu’en cas de défaut électrique sur la caténaire, le train peut
continuer grâce aux batteries.
Le réseau électrique du train peut être doublé pour assurer la redondance.
Le wagon est symétrique. A chaque extrémité, une bobine primaire voisine
une bobine secondaire, de façon que les bobines secondaire et primaire des
wagons connexes s’accouplent dans le bon sens et sur le bon axe. Les
mouvements latéraux des wagons dans les courbes et contre-courbes
conduisent à désaxer les bobines, avec une baisse de rendement.
Le couplage inductif sans contact et sans pièce conductrice à l’air libre, sous
réserve de la mise au point d'un couplage de plusieurs dizaines de kW avec
un rendement supérieur à 0,95 . La technologie est déjà opérationnelle pour
10
la recharge des voitures électriques. Par contre, elle n’est pas mature pour les
fortes puissance.
Possiblement, les bobines peuvent être intégrées dans un "coussin de
poussage semi-rigide", utile en cas de panne électrique. Le WA n’a
pas l’autonomie suffisante (dans l’état actuel de la technologie)
pour rouler en convoi sur de longs itinéraires avec de longues
rampes. Le WA doit recevoir de l’énergie électrique en roulant pour
assurer la puissance nécessaire à la croisière en pallier et pour
recharger les batteries. Cette méthode de recharge évite le
zimbrecque de stations de recharge qu’il faudrait prévoir un peu
Pour un convoi de 29 wagons, il faut prévoir 20 couplages en étant assuré que le 10
dernier wagon reçoivent la puissance nécessaire à un bonne recharge de ses batteries.
https://gildaslemaitre.fr ----- Wagon autonome (février 2026) ----- Page sur 23 60
partout, avec la logistique humaine et matérielle pour le bon
fonctionnement.
Il y a donc une action de recherche pour vérifier la faisabilité de ces
couplages inductifs de puissance importante.
Le plan b est la continuité par contact électrique automatisé et sécurisé pour
toutes les situations (gel, orage, vandalisme,…), avec détection de mauvais
contact.
Récupération au freinage
L’énergie de freinage peut être récupérée. Il est intéressant d’étudier
les fréquences des démarrages et des arrêts, des freinages et des
accélérations, des appoints en rampe, pour estimer les économies
d’énergie et dimensionner l’organe de stockage de l’énergie. La
récupération d’énergie dans les freinages ou les descentes est trop
intense et trop importante pour être gérée par des batteries. 20
tonnes à 100 km/h représentent une énergie cinétique d’environ
8000 kJ à récupérer (2kWh/wagon). Il y a un grand gisement
d’économies d’énergie.
En section courante électrifiée, la solution est de restituer l’énergie de
freinage via la caténaire. Sur les lignes non électrifiée, la technologie de
recharge très rapide des batteries au freinage n’est pas maîtrisée. Le volant
d’inertie semble le système présentant le meilleur compromis (poids,
puissance absorbée,!…), à étudier concurremment avec les super-capacités.
Ce stockage provisoire peut être sur la motrice ou sur chaque wagon, à
débattre (analyse de la valeur).
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Wagons à structure légère
Les wagons autonomes sont moins lourds. Les frottements consomment
moins d’énergie. La tare d’un wagon porte-conteneur de 6m pour 15t max de
charge utile pourrait être abaissé de moitié, soit moitié moins d’énergie
11
consommée par les frottements. Les wagons peuvent se suivre à 10cm. On
peut estimer que l’énergie aérodynamique consommée à 100 km/h du fait
que l’interdistance entre wagons passent de 1,20m à 10cm, évitant la création
d’un tourbillon aérodynamique consommateur d’énergie.
Au total, un train de wagons autonomes pourrait ne consommer
que 10 à 15Wh/t.km, soit une puissance distribuée très faible en
régime de croisière en palier et nulle ou négative dans les descentes
et les phases de ralentissement. Dans les
rampes courtes, les batteries de chaque
wagon participent à l'effort. Dans les
rampes longues, le convoi peut ralentir
et/ou se faire aider par un wagon-pilote
d'appoint. Les wagons sont plus légers
du fait de leur structure. Il est
envisageable de limiter la masse des
conteneurs en laissant aux trains
classiques les conteneurs plus lourds.
Cependant, cette légèreté ne doit pas permettre à des vents
cycloniques traversiers de renverser un wagon portant un conteneur
vide ou mal chargé. (les désordres climatiques vont augmenter la
probabilité de vents supérieurs à 190!km/h). A noter que la hauteur
du plateau par rapport au rail joue sur le moment de renversement.
Il peut être intéressant, pour abaisser le plateau, d'avoir des roues
d'un moindre diamètre, avec une suspension encastrée. Le plateau
n'a pas à être à la hauteur standard des quais de gare, en
considérant que le conteneur est obligatoirement gruté sur le
wagon.
Les wagons de plus de 15t de charge utile ne représentent que 40% du trafic et sont 11
souvent dans des wagons spécifiques.
https://gildaslemaitre.fr ----- Wagon autonome (février 2026) ----- Page sur 25 60
En croisière, à plat, la batterie des wagons autonomes n’est pas sollicitée.
C’est la motrice qui distribue l’énergie électrique à tous les wagons pour leur
propulsion et qui assure la charge lente des batteries.
Le wagon est totalement symétrique et donc bi-directionnel.
Moteur-roues / freinage
La première idée est l’essieu-moteur. La technologie des moteurs-roues
s’impose aujourd’hui.
Dans un premier temps, sans attendre l’analyse de la valeur, le projet peut
concerner des wagons de 6m à 4 moteur-roues de quelques kilowatts.
L’absence d’essieu fait envisager une étude de l’axe vertical qui
maintient la roue. L’amortisseur vertical est intégré. On peut
réfléchir à un amortisseur latéral qui permettrait à la roue de
s’adapter aux courbes de la voie.
Le contact roue acier sur rail acier ne permet ni les fortes accélérations
(risque de patinage) ni les freinages forts (risque de glissement). La
cinématique du freinage est symétrique de celle de l’accélération. La masse
totale en charge maximale définit l'effort à l'accélération et au freinage et
dans les rampes.
Les 4 moteur-roues d'un wagon permettent de répartir l’effort de traction ou
de freinage (le moteur agit en moteur-frein) sur quatre points de contacts,
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assurant la répartition de l'effort de traction sur les 4 roues et la redondance
de l’effort de freinage qui peut être dosé pour éviter le glissement, évitant
d’ajouter un sabot pneumatique . La technique du moteur-récupérateur-
12
frein est bien maîtrisée pour les voiture électriques.
Un train de marchandises classique est soumis à plusieurs contraintes!:
Le serrage complet des freins à 100km/h prend 18!secondes, soit
environ 500m (décélération progressive!?). La distance d’arrêt est
sensiblement proportionnelle au carré de la vitesse.
La masse d’un wagon peut varier de 11% pour une voiture de
voyageur (45t à vide et 50t en charge) à 300% (20t à vide et 80t en
charge) et la pente ajoute de l’énergie potentielle à absorber.
La longueur du train qui retarde l’arrivée de la pression d’air en fin
de train et tassent les derniers wagons sur les premiers.
L’adhérence roue/rail qui peut varier du rail gras au rail sec. Un
freinage trop fort peut bloquer la roue. Le glissement détériore le rail
et la roue.
Au démarrage d’un train classique, seule la motrice tire. Si le train est
très lourd, la voie en pente, les rails gras, les roues de la motrice vont
patiner. L’accélération doit être douce. A noter que les tampons entre
voitures se détendent progressivement permettant à la motrice de
tirer progressivement tout le train.
Un convoi de wagons autonomes aura la même distance d’arrêt, avec des
wagons allégés de 5t à vide et de 20t en pleine charge, avec un démarrage et
un freinage immédiats sur toutes les roues.
La commande précise de la traction sur chaque roue permet de gérer le
différentiel de vitesse de rotation dans les courbes (capteur de courbe). Tous
les moteur-roues sont identiques, interchangeables, montables et
démontables rapidement, même sous wagon chargé.
Les moteur-roues sont banalisés. Ils ont leur propre régulateur, leur propre
compte-tour, leur propre GPS, leur système d’anti-patinage, leur capteur de
surchauffe et de balourd, leur capteur de charge, leur interface-amortisseur
avec le châssis du wagon, leur propre onduleur. Les moteur-roues et leurs
L’accélération et la décélération sont limitées par le seuil de patinage. Le moteur-roue
12
est suffisant pour atteindre ce seuil. Un système complémentaire n’est pas nécessaire,
d’autant que le freinage est réparti sur toutes les roues (redondance en cas de panne
d’une roue).
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éléments afférents sont soumis à de nombreux mini-chocs provoqués au
raccord entre rails successifs et à diverses attaques!: vol, piratage, vandalisme
mécanique, électrique ou électromécanique. Le repérage d’un défaut conduit
à dérouter le wagon dès la prochaine voie d’attente ou de livraison. Ces
contraintes sont prises en compte dès le début de la conception.
Le capteur de charge sur chaque roue permet de vérifier le poids du
conteneur (contrôle entre le poids annoncé et le poids réel), de
détecter les dissymétries de chargement ou les surcharges à la roue
et de détecter une mauvaise vibration de la roue.
La répartition de la puissance de traction sur les 4 roues conduit à une
fabrication plus simple, avec des composants plus petits, mieux intégrables et
plus économiques. L'anti-patinage détermine la puissance maximale du
moteur.
Un frein de parking reste nécessaire, avec un sabot activé à vitesse nulle.
Batteries
Chaque roue a son propre bloc batterie amovible, son propre onduleur et son
propre volant d’inertie ou bloc de super-condensateurs, pour assurer la
redondance de ces éléments en cas de défaillance. La densité d’énergie
massique ou volumique n’est pas un critère principal (contrairement aux
voitures électriques). La robustesse mécanique, au chaud, au froid et à
l’humidité, le nombre de cycles de recharge, le débit de charge et de
décharge et le prix sont des critères importants. Une idée serait d’intégrer les
batteries à l’intérieur des poutres du cadre du wagon, avec un système anti-
vandalisme.
Le stockage d’électricité est limité. Il assure essentiellement
l’autonomie du wagon dans les zones terminales, soit quelques
kilomètres et l'aide à l'accélération ou dans les courtes rampes.
Pour les rares zones terminales très longues ou très pentues, on peut
imaginer un wagon-pilote en attente.
Wagon-Pilote autonome léger.
Le wagon-pilote d’un convoi de wagons autonomes n’a plus à fournir
l’énergie au démarrage ni en accélération, phases dans lesquelles chaque
https://gildaslemaitre.fr ----- Wagon autonome (février 2026) ----- Page sur 28 60
wagon utilise l’énergie de ses batteries. L’appellation «!motrice!» n’a plus lieu
d’être. Dans les itinéraires à forte rampe, le wagon-pilote est assisté par
l’énergie des batteries des wagons du convoi. Le cas échéant, le convoi peut
diminuer sa vitesse de croisière ou peut être facilement être divisé en
plusieurs sous-convois avec chacun un wagon-pilote. Les wagons-pilote sont
eux-mêmes autonomes et n’ont pas besoin de conducteur. L’absence de
cellule de conduite manuelle est aussi une grande source de simplicité et de
coût de fabrication et de maintenance. Le freinage du wagon-pilote ne
concerne que lui-même. Le bloc pneumatique n’est plus utile.
Un wagon-pilote peu puissant et léger est beaucoup moins coûteux et
beaucoup plus facile à fabriquer qu’une motrice sur-puissante et très lourde
(patinage). Le concept de wagons autonomes incite à des convois plus courts
et plus fréquents.
La diminution du personnel de conduite doit être compensée par de
nouveaux métiers (régulation, surveillance des voies de desserte,
entretien du réseau, maintenance, astreintes, gestion du dernier
kilomètre…)
Sur les lignes non électrifiées , les wagons-pilote sont équipées d’un moteur
13
à hydrogène ou gaz ou diesel générant le courant à la place de la prise sur
caténaire. Souvent les lignes non électrifiées sont en site montagneux
imposant de limiter le nombre de wagons derrière un wagon-pilote.
Les coûts de fabrication des motrices génératrices sont
exponentiels avec la puissance disponible. Il vaut mieux multiplier
les wagons-pilote délivrant une moindre puissance à peu de
wagons que s’encombrer de motrices surpuissantes pour piloter de
nombreux wagons.
45% des voies ferrées françaises ne sont pas électrifiées, essentiellement des lignes
13
secondaires de courtes et moyennes distances.
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! !
Cette illustration montre un wagon-pilote composé d’un conteneur de 3m
aérodynamique avec pantographe et un conteneur de 3m contenant le
transformateur distributeur.
Sur les lignes non électrifiées, le wagon-pilote est, si nécessaire, suivi par un
wagon tender abritant une pile à combustible et son réservoir de
combustible générant l’électricité nécessaire au convoi, à disposition du
wagon pilote qui en gère la distribution.
En solution alternative, selon le poids et l’encombrement des éléments, trois
piles à combustibles peuvent être réparties sur les deux wagons.
Les réservoirs d’hydrogènes sont interchangeables automatiquement. Les
réservoirs pleins en rechange sont acheminés vers les gares en prévision des
besoins de recharge. Il n’y a pas à prévoir de station de recharge des
réservoirs.
Les itinéraires non électrifiés sont en général assez courts. Le (les)
réservoir(s) de combustible est à prévoir pour assurer l’autonomie
d’un convoi de 20 wagons de 20t sur 200!km.
A noter que les moteurs diesel actuels sont très peu polluants
chaud), à comparer avec le cycle complet de production de
distribution et de fonctionnement d'une pile à hydrogène.
Les wagon-pilotes bi-mode avec pantographe sur les voies
électrifiées et moteur-alternateur sur les voies non-électrifiées,
complexes de réalisation, ne sont pas nécessaires compte tenu de la
facilité à changer le wagon-pilote lors du passage d'un réseau non
électrifié à un réseau électrifié (et réciproquement).
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Cinématique d’attelage
Un radar à chaque extrémité du wagon vise le wagon précédent (et le wagon
suivant). En section droite, l’ordinateur embarqué agit pour maintenir
constante la distance entre les deux wagons et régule la puissance de traction
ou de freinage de chaque roue pour une action différentielle dans les
courbes, évitant aux roues de tourner en glissant (comme sur un essieu fixe).
Un capteur GPS à chaque extrémité du wagon permet d’améliorer les
réceptions GPS (l’odomètre assure le calcul de position en cas de GPS
masqué)
Le wagon-pilote annonce en permanence sa vitesse à tous les wagons pour
que ceux-ci synchronisent la leur. Contrairement au train classique, la
commande de freinage a un effet immédiat sur toutes les roues, avec un
traitement anti-blocage.
Dégroupage
Chaque wagon connait son itinéraire, celui du wagon précédent et celui du
wagon-pilote. En amont d’un divergent, celui-ci vérifie qu’au moins un
wagon doit diverger, afin de s’adapter à la dé-construction et à la re-
construction du convoi. Chaque wagon détermine s’il doit suivre son
prédécesseur ou non. Pour quitter le convoi, le wagon ralentit jusqu’à laisser
devant lui l’intervalle de temps suffisant à la bascule de l’aiguillage et au
freinage d’urgence éventuel si l’aiguillage ne se déclare pas comme ayant
appliqué la commande. La vitesse du convoi est adaptée en amont du
divergent pour que le wagon divergent puisse s’arrêter avant l’aiguillage.
Pour une vitesse d’approche de 10m/s, avec un freinage d’urgence
de -1,5 m/s2, L’arrêt se fera en moins de 7 secondes, auquel se
rajoute le mouvement d’aiguillage en 2 secondes. Les essais en réel
devraient déterminer les vitesses d’approche optimales, compte tenu
des rampes et de la masse du wagon.
Après la divergence, les wagons qui doivent suivre le même itinéraire que la
motrice rejoignent celle-ci jusqu’à l’attelage virtuel.
Les wagons ayant quitté l’itinéraire se regroupent sur la voie d’attente
associée au divergent, en attente d’un convoi empruntant ce nouvel
itinéraire.
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Au passage d’une convergence, le wagon-pilote détermine si des wagons sont
en attente pour rejoindre son convoi. Après la divergence, le convoi marque
l’arrêt pour permettre à ceux-ci de le rejoindre. Le convoi redémarre dès
l’attelage du dernier wagon.
Le passage d’une divergence des wagons quittent l’itinéraire consomme
environ 2 minutes pour les décélérations et accélérations et 20 secondes par
coupe quittant le convoi.
On peut imaginer quelques sites avec deux voies parallèles et un
pont transbordeur de conteneurs qui permet d’optimiser les convois
en regroupant les conteneurs selon leur destination, de façon à
limiter le nombre de coupes.
Transmissions filaires
Dans le convoi, les transmissions se font sur les 2 réseaux électriques par
courant porteur ou par les rails. Le transmetteur est au niveau de
l’alimentation de chaque roue (c’est aussi un couplage inductif, mais à haute
fréquence et courant faible). Chaque roue a sa propre adresse. Elle reçoit les
consignes et elle émet son état de fonctionnement. Les 4 roues du wagon
échangent entre elles les informations de régulation. La transmission filaire
limite les cyber-vandalismes. Ce réseau ne doit pas avoir de porte directe avec
d’autres réseaux sans fil (locaux ou Internet ou autres)
Transmissions satellitaires
Chaque wagon est connecté à un réseau de téléphonie sans fil privé
(satellitaire) sécurisé, crypté avec une clé dépendant de la position
géographique. Le wagon reçoit des ordres de manœuvre de la locomotive, du
wagon précédent ou de la gare. Le wagon fournit les données sur sa position,
sur les images des caméras et sur son chargement.
Le wagon-pilote échange avec le système central pour le suivi des convois,
avec les wagons de son convoi ou avec les wagons en attente sur son chemin.
L’objectif implicite est de se passer des gares de triage. Seules les voies de
desserte et d’attente (à chaque divergence/convergence) sont nécessaires.
L’autre objectif est d’offrir à tous les clients le suivi en temps réel de leurs
wagons ou des conteneurs embarqués sur les convois.
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Lorsque les voies sont partagées avec du trafic voyageur plus urgent, les
convois peuvent se garer sur une voie d’attente pour se faire doubler.
Aiguillage
La commande est actionnée par le wagon, qui vérifie son exécution à temps
pour qu’il puisse s’arrêter avant de franchir l’aiguillage en défaut. Le wagon
dispose d’une caméra avec projecteur infra-rouge et visière de protection
contre le soleil, la pluie et la neige, permettant de télé-surveiller l’aiguillage
(et l’état de l’attelage virtuel). En cas de défaut supposé, le central de
maintenance peut, wagon arrêté, demander à celui-ci d’actionner l’aiguille
dans les deux sens. Les aiguillages existants sont à modifier pour assurer
cette fonction.
On peut supposer que la plupart des aiguillages seront connectés
suite au plan de modernisation SNCF, en espérant que la fonction
de commande en mode local (par radio ou par transmission par le
rail) soit aussi implémentée.
Compatibilité avec l’existant
Les trains de wagons autonomes ne peuvent circuler que sur des itinéraires
capables de les accueillir, disposant d’aiguillages commandables par les
wagons autonomes et de voies d’attentes. L’attelage virtuel est spécifique aux
wagons autonomes. Un adaptateur pour wagons classiques existants reste
envisageable mais reste complexe au regard des enjeux.
Le central de régulation vérifie les diagrammes de marche pour que trains
classiques et trains de wagons automoteurs puissent se succéder sans retard,
voire se doubler. Les voies de desserte pour wagons autonomes ne sont pas
partageables, sauf en conduite à vue. (On peut imaginer qu’un WA puisse
tracter ou pousser un wagon classique dans certains cas - perche horizontale
télescopique).
Opérations portuaires
Lorsqu’un porte-conteneur arrive à quai, le transbordement d’un conteneur
se fait directement sur un WA qui gagne alors une zone à l’extérieur du port
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dans l’attente du passage d’un wagon-pilote ou d’un train constitué. Cette
procédure élimine les jeux de chaises musicales entre conteneurs.
Lorsque le porte-conteneur passe en phase de chargement, le plan de
chargement contraint les conteneurs à se présenter dans l’ordre ils seront
chargés. La régulation centrale définit pour chaque wagon la voie d’attente
du prochain train à destination du port. Les voies d’attente peuvent être
doublées pour assurer le jeu de chaise musicale nécessaire à la constitution
d’un train dans le bon ordre.
L’utilisation de wagons autonomes directement au pied des navires
porte-conteneur facilite la gestion du port les opérations
d’empilage et de dépilage sont nombreuses. La plateforme
portuaire ne sert plus qu’à des voies d’attente pour des wagons
recevant le conteneur depuis le navire, et des voies d’attente pour les
conteneurs sur wagon, à transborder sur le navire. Alors qu’un
wagon classique ne roule qu’un tiers du temps, un wagon porte-
conteneur pourra être actif 100% du temps. (Avec optimisation de
l’usage des conteneurs)
Hyperviseur
Les voies sont cartographiées comme dans le domaine routier. A l’instar des
véhicules routiers, le WA dispose d’un navigateur GPS assurant le calcul
d’itinéraire en fonction de l’adresse de destination (y compris la route du
camion-taxi). Les difficultés de trafic sont renseignées en temps réel ou lors
de prévisions de coupure. Un télé-secrétariat national (n° unique et relation
humaine ), fonctionnant avec de bons vieux téléphones (fiabilité et souplesse
14
descriptive - photos géo-localisées et horodatées) assure la cartographie
numérique en temps réel des zones difficiles et sa publication sur l’Intranet
et aux médias.
La progression de tous les convois est suivie en temps réel, ainsi que les WA
isolés (non attelés), permettant de simuler plusieurs jours à l’avance
l’occupation du réseau et de réguler la constitution dynamique des convois.
Un être humain bien formé au téléphone, à l'écoute d'un autre être humain, vaut
14
largement tous les formulaires numérisés, sources de complexité, d'ambiguïté, de non-
dits, de modèle de données inadapté.
https://gildaslemaitre.fr ----- Wagon autonome (février 2026) ----- Page sur 34 60
Parallèlement, l’hyperviseur fournit un service Internet de suivi des
conteneurs (et de facturation du service) et la synchronisation avec les navires
porte-conteneurs et les camion-taxi (services locaux). A l'instar des logiciels
de chargement/déchargement des grands porte-conteneurs maritimes,
l'hyperviseur assure une gestion prévisionnelle pour répondre aux besoins
de wagons nus, de conteneurs vides, de camions-taxis, de plateformes de
distribution en ville et dans les zones industrielles et commerciales. Le projet
doit s'intéresser aux interfaces du colisage depuis le producteur jusqu'au
consommateur, jusqu'au recyclage des emballages.
Kineis est une constellation de satellites permettant de fournir en temps réel
la position de millions d'objets connectés, tels que conteneurs ou wagons, à
implémenter en même temps que la localisation GPS envoyée au superviseur
par chaque wagon (redondance nécessaire face au piratage)
Équipement des itinéraires de transit
Les aiguillages (convergence ou divergence) qui peuvent être empruntés sur
les deux branches disposent d’un transpondeur (balise différentielle GPS)
fournissant l’identifiant de l’aiguillage (axe, km, sens, GPS, gares encadrantes
et/ou voie d’attente), ainsi que son état (état inconnu lorsque l’aiguille est en
mouvement, prochaine gare desservie par l’aiguillage dans sa position,
horodate courant, horodate du précédent changement d’état, place
disponible). Le transpondeur est situé à la distance de sécurité de l’aiguillage.
Il est répété au guidon d’arrêt.
Équipement des dessertes et voies d’attente
Des transpondeurs d’arrêt au but permettent aux WA de s’arrêter en attente
d’ordres extérieurs. Les butoirs sont équipés d'un couplage inductif pour la
recharge des batteries et éventuellement pour l'échange d'un réservoir de
combustible pour les wagons-pilote.
En entrée de zone, un transpondeur fournit l’indication de place disponible.
Si l’offre de la zone est insuffisante, les WA refusés doivent rester avec leur
convoi d’origine. Cette procédure est exceptionnelle. L’hyperviseur permet de
vérifier que tout WA se joignant à un convoi a une possibilité d’accueil dans
toutes les zones il sera autonome, quitte à faire le trajet en plusieurs
tronçons
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Plateformes d’échange
Un cahier des charges pour les outils de déchargement et de chargement
pour différents types de wagon (pont transbordeur pour conteneurs,
transpalettes, pompes pour pulvérulent,!…) permet de construire des
plateformes d’échange efficaces et rapides au voisinage des zones urbaines,
industrielles ou commerciales. Un sous-système pour des chargement par le
coté de palettes standard serait propice au cabotage.
Dès qu’un wagon chargé s’approche de sa gare d’arrivée, il avertit le
destinataire qui peut alors réserver le camion-taxi pour le transport du
conteneur entre la gare et sa destination finale. Inversement, l’expéditeur ou
son transitaire réserve un wagon vide et le camion-taxi nécessaires.
C’est aussi l’occasion pour la SNCF de développer dans les gares des mini-
plate-formes d’échanges au plus près des clients!: Un conteneur de 6 m peut
être facilement être transbordé sur une camionnettes ou déchargé sur des
vélos-cargos non polluants et plus rapides en ville.
On peut aussi imaginer une plateforme sur pneus, dérivée des WA, et attelée
virtuellement à un petit véhicule pilote.
Les conteneurs réfrigérés autonomes sont un marché important pour le fret
rapide.
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Pannes
Les procédures actuelles face aux immobilisations de convois (obstacles,
déraillements) doivent évoluer et tenir compte de la conteneurisation, des
limitations de tonnage. Un wagon grue peut facilement transborder un
conteneur de 12 tonnes, séparément du wagon plate-forme. Certaines pannes
peuvent être traitées sur place : remplacement d'une roue ; échange de
batteries ; échange du module informatique ; échange du coupleur inductif....
L'informatique embarquée permet de déceler la surchauffe d'une roue ou
son balourd. Le wagon est alors dirigé vers la prochaine gare. Cependant,
l'échange standard d'une roue peut aussi se faire sur place à l'aide de vérins.
Un wagon ou un groupe de wagons peuvent se "décrocher" du convoi, par
exemple suite à une double panne des couplages inductifs. Ces wagons
errants peuvent désorganiser durablement le trafic. Il faut peut-être envisager
un coussin de poussage...
Les lidars, les caméras, la continuité électrique, la charge des batteries, le
GPS, les tours de roue, sont controlées en permanence. Ces équipements,
placés symétriquement aux extrémités assurent une certaine redondance.
Les transmissions intra-convoi se font par courant porteur et par diodes. Ces
deux modes assurent la redondance. Les transmissions extra-convoi se font
en 3G, par satellite, par rail porteur et par radio-fréquence pour le contrôle/
commande des aiguillages.
Les fonctions de localisation doivent être solidement protégées des piratages,
par le couplage numérique des identifiants des conteneurs et des wagons. Le
système central vérifie en permanence la continuité de ces couples.
Le piratage informatique se fait souvent on ne l'attend pas.
L'informaticien dira toujours que son système est sûr,... jusqu'à la découverte
de la faille, qui peut être humaine (vengeance, terrorisme, grand banditisme,
naïveté, concurrence,...). Les attaques peuvent se faire sur un wagon (ou sur
un conteneur), avec répercussion possible sur les autres wagons et sur les
aiguillages, sur un convoi, sur le système dans son ensemble.
Une fragilité notoire existe pour le système qui permet aux propriétaires de
conteneur, aux affréteurs, aux expéditeurs, aux destinataires,... de connaître
en permanence la localisation de leurs biens, d'autant que le système peut
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offrir un service de redirection en temps réel. Le partenariat actif doit être
aussi sécurisé que les banques.
La protection anti-vandalisme (vol, dégradation, incendie,...) et contre les
météo extrêmes (foudre, gel, pluie verglaçante, embruns salés, brouillard,...)
est à étudier en premier dans la conception des équipements du wagon
(batteries, ordinateur et électronique de puissance, câbles cuivre,...).
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Conclusion
Les voies ferrées existent, le transport ferroviaire est peu polluant. La
technologie est mature. Les wagons autonomes sont une solution de
repeuplement urgente si l’on veut justifier le maintien en bon état du réseau
ferré national encore existant, une solution incitative pour les affréteurs et
une forte économie de l'énergie des transports. Les technologies proposées
permettent une mise en oeuvre simple, peu coûteuse et opérationnelle en
quelques années.
Ci-après, le projet propose, outre un chapitre sur le transport de voyageur et
sur le wagon isolé à pantographe :
des éléments de planification des études, de prototypage et de mise en
oeuvre,
des éléments d'appréciation des coûts,
des propositions de vidéos explicatives autant pour les financeurs et
concepteurs que pour les agents SNCF ou pour le grand public.
des éléments de conduite de projet (analyse de la valeur, ergonomie,...)
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Transport de voyageurs
Le chapitre "Navettes SNCF" développe un concept spécifique.
Le WA peut aussi transporter des voyageurs, en affectant chaque wagon à des
dessertes précises, uniques ou successives, en concurrence avec les autocars
routiers. Le WA s’affranchit des contraintes de longueur de convoi, des
contraintes horaires (fréquence multipliée) et de la disponibilité de
conducteurs, remplacés par des chefs de cabines si nécessaire.
En adoptant les dimensions standard des conteneurs, il devient possible de
diversifier l’usage, adaptation rapide à la demande, conteneurs-couchettes,
conteneurs-restaurant, conteneurs mixtes (passagers / matériel type vélos ou
valises professionnelles,!…), conteneurs habitation légère, food-truck,
conteneurs pour transports sanitaires, conteneurs de soins itinérants,
conteneurs de vente ambulante, conteneurs classes vertes, conteneurs WE…
En gare, les WA-voyageurs peuvent se succéder facilement sur un même quai
d’embarquement. Il est envisageable que les conteneurs soient à terre lors de
la montée/descentes des voyageurs puis transbordés sur leur plate-forme
roulante. Le conteneur peut aussi être transbordé sur un porte-conteneur
routier assurant la navette du dernier kilomètre ou sur une péniche pour une
navigation fluviale.
Pour être un peu provocateur, on peut aussi imaginer un WA-
bagnole, c’est à dire une plateforme autonome pour le transport des
véhicules routiers, pour les véhicules légers de moins de 6m, et pour
les véhicules entre 6 et 12 m.
Une application particulière serait la mise sur rail pour l’utilisation
des tunnels ferroviaires.
Le transbordement se fait à partir d’un quai à hauteur en
prolongement des rails. Le véhicule, abandonné par ses passagers
(qui prennent un WA-voyageurs), est pris en charge par des bras
enserrant les roues pour être centré et déposé sur la plateforme.
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Wagon autonome isolé, à pantographe
Les wagons autonomes formant un train consomment moins d’énergie
aérodynamique et respectent le système de sécurité par canton.
Les camions électriques à pantographe, mentionnés en début de document,
suggèrent que l’on peut faire la même chose sur rails sous réserve d’innover
un système de sécurité analogue au système des camions à conduite
autonomes!:
Les wagons autonomes isolés n’ont pas de cabine de conduite mais peuvent
se suivre soit très près avec l’attelage immatériel décrit dans ce document,
soit à distance de sécurité compatible avec les performances de freinage.
A priori, un wagon autonome isolé injecté sur le réseau va l’emprunter à la
même vitesse que les wagons précédents, sauf derrière un train qui peut
ralentir en cas de débranchement ou derrière un train classique. Derrière un
train classique, le wagon adopte la sécurité par canton. Derrière un wagon
autonome isolé ou derrière un train de wagon autonome, le système de
sécurité est basé sur l’émission fréquente par les wagons autonomes de leur
position GPS et leur position kilométrique. Le défaut de transmission
déclenche le freinage de précaution. Si un wagon ralentit, le wagon suivant
adapte son allure progressivement jusqu’à être en phase d’attelage
immatériel
Pour limiter la consommation d’énergie aérodynamique, le wagon est équipé
d’un nez et d’une queue aérodynamiques.
Ces appendices sont facilement installables et désinstallables (système
automatique) sur des wagons autonomes pour permettre le chargement et le
déchargement du conteneur sans risque de dégradation. En convoi,
l’intervalle entre wagons tient compte de la présence de l’appendice.
Sur les lignes non électrifiées, les wagons-camions sont utilisés comme des
wagons autonomes derrière une motrice avec pile à combustible génératrice
de courant.
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Environnement
Acceptabilité sociale
La rupture technologique proposée conduit à un accroissement de l’activité
du fret ferroviaire. Les métiers actuels sont conservés pour gérer les trains
classiques. D’autres métiers sont à créer!: contrôleur de ligne, à l’instar du
contrôleur aérien, planificateur de convoi, gestionnaire des postes fixes
(aiguillages fortement sollicités, quais de transbordement,!…), gestion locale
de la nouvelle clientèle et des camions-taxi, gestion commerciale,
maintenance des nouveaux matériels,!Ces nouveaux métiers sont à faible
pénibilité et contribuent à faire revivre les petites agglomérations.
Le découpage des trains de voyageurs en wagons-navette accroit la
prégnance du trafic et modifie le rôle fonctionnel du personnel en gare.
L’augmentation de la fréquence des navettes est un facteur d’animation
constante de la gare, qui devient attractive pour de nouveaux services (cyber-
café, pressing, station-service avec location de voitures, hôtellerie, fleuriste,
papèterie, pôle administratif de proximité, salle de réunion, consigne à vélo,
crèche, laboratoire médical,!…).
Les gares peuvent reprendre leur place dans l'animation des territoires !
Il faudra aussi gérer l'opposition des syndicats de camionneurs et du lobby
du transport routier et celle de tous ceux qui s'opposent à l'automatisation
des tâches au nom de la déshumanisation de la société ou de la sécurité et de
tous les voisins qui verront cette nouvelle activité gêner leur tranquillité.
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Planning
La mise en route du projet n’est pas forcément complexe. Elle dépendra de
la qualité (et de l’audace!!) des équipes de conception.
Plusieurs chantiers peuvent être lancés en parallèle!:
Analyse de la valeur du projet général et des composants principaux : attelage
virtuel, distribution électrique, gestion de l’énergie, moteurs-roues/freinage,
informatique embarquée, informatique d’hypervision, gares, camions-taxi,
cabotage et chargement latéral, sécurités (anti-vandalisme, piratages,…),…
applications au transport de voyageur.
Actions pédagogiques : simulations vidéo, publicités, service de presse,
relations publiques, scientifiques, technologiques, politiques, portuaires,
maritimes, agences de fret, fabricants de camions-taxis autonomes, de
portiques transbordeurs
Etudes logistiques : en lien avec l’analyse de la valeur, pour que la logistique
suive lors des phases de maquettage et de déploiement
Traitement des pannes
Réalisation informatique d’un réseau de voies ferrées virtuel, type OpenStreet,
visualisable sur écran, afin de vérifier les procédures de construction et de
division des convois, avec animation interactive. Ce réseau servira aux tests du
logiciel d’hypervision.
Intégration du réseau complet sur OpenStreet, avec couche des mobiles en GPS
Réalisation de maquettes au 1/20 (wagons et motrices) pour essais sur réseau
privé (1km en boucle, avec aiguillages et gares).
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Réalisation d’un réseau de test (100 km en boucle, avec aiguillages et gares)
Réalisation de plusieurs prototypes de moteurs-roues de différentes
technologies (reluctance variable, …) pour tester la réponse aux commandes
(différentiel), le freinage, la récupération d’énergie,…) et équipements associés
(interfaces mécaniques, amortisseurs, capteurs,…)
alisation du système dattelage (couplage inductif, capteurs, GPS,
informatique, transmissions sur courant porteur et sans fil…)
Réalisation de plusieurs plateformes pour conteneurs de 6m et de 12m, avec
logement des batteries, des moteurs-roues, de la distribution électrique, du
régulateur, des capteurs et des courants faibles.
Réalisation de plusieurs motrices de différentes puissances, électriques et diesel
ou à hydrogène
Réalisation du logiciel embarqué et du logiciel de test afférent
Réalisation du logiciel d’hypervision et du logiciel de test afférent
Recherche de partenariats pour les phases de développement, de pré-série et de
déploiement
Etudes juridiques, relations avec les syndicats et les associations d’usagers
Etudes commerciales et relations avec les médias et les institutions
Etudes pour le développement technologique et commercial du "dernier
kilomètre"
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Notion de coûts
Hors prototypes et pré-série et développements logiciels, un wagon porte
conteneur de 6m pour une charge utile inférieure à 15!t pourrait être comparé
à un camion de 19!t.
Chassis horizontal ajouré, moteur-roues tous identiques, batteries et
équipements d’automatisme conditionnées dans les poutres,
ordinateur embarqué, câblages simplifiés,!l’ensemble est moins
complexe qu’un camion avec sa cabine et ses organes de pilotage,
un câblage électrique important, et de nombreux équipements
périphériques (pompes, lanternes, freins, suspensions performantes,
protection du réservoir,!…)
Un wagon pilote est une plateforme de WA classique sur laquelle sont posés
deux conteneurs de 3m de servitudes électriques gérant une puissance
limitée (ou avec générateur électrique)
L’hyperviseur peut être simple et efficace si l’analyse de la valeur est bien
conduite.
Les aménagements des gares et des voies de services servent pour la plupart à
de simple transbordements de conteneur.
Les aiguillages concernés sont en nombre limités.
Les développements selon le Planning ne doivent pas être bâclés. C’est sans
doute le plus gros investissement à engager.
La montée en puissance de l’application est progressive, avec une étude de
marché déterminant le nombre initial de WA à produire (et à vendre) et le
nombre de WA pour une application viable à terme, qui pourrait très vite
s’internationaliser.
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Rail versus Route
Source!: https!://www.flickr.com/photos/thomasthomas/3535974964/lightbox/
Le transport routier est très compétitif sur le dernier kilomètre et les
plateformes logistiques sont de plus en plus rarement équipées de voies
ferrées d’accès (certains accès ferrés pourraient être réhabilités).
Inversement, le fret routier à longue distance est transporté par des camions
de 38t, voire de 44t, sans doute pour optimiser le coût du chauffeur et du
camion.
En privilégiant le transport de conteneurs de 6m et d’un poids inférieur à 8t
et en écartant les transports spéciaux, le wagon autonome à 2 essieux, sans
chauffeur et plus facile à construire, peut occuper le créneau des charges
moyennes qui peuvent être récupérées en gare par des camions porte-
conteneur de moins de 12t en charge et à 2 essieux, plus pénétrants dans le
réseau urbain, et plus faciles à transborder. Parallèlement, les petites gares
peuvent édifier à moindre coût une plate-forme logistique dédiée au dernier
kilomètre,!… propres à créer de l’emploi de substitution pour les cheminots.
Plutôt que de bourrer les semi-remorques, le wagon autonome peut jouer le
fret réparti, avec une offre souple et une agression limitée des infrastructures.
https://gildaslemaitre.fr ----- Wagon autonome (février 2026) ----- Page sur 46 60
Extrait d’un article de Carfree du 28/10/2019
Il y a quelques années, l’Université technique de Dresde en
Allemagne avait réalisé une étude intéressante sur le coût réel de
l’automobile à la demande du groupe Verts/ALE du Parlement
européen. Cette étude intitulée « Les coûts externes de l’automobile »
permettait d’évaluer les dépenses liées à l’automobile à 374
milliards d’euros à l’échelle européenne, dont 50,5 milliards pour la
France. Pour l’Hexagone, selon cette étude, le coût des seuls
accidents de la route (16,8 milliards en 2008), dépasse à lui seul le
fardeau de la SNCF identifié par le rapport Spinetta (14 milliards)
ou par l’étude de la Cour des Comptes (15 milliards). Si on prend en
compte l’ensemble des coûts générés par les accidents de la route, y
compris ceux qui pèsent sur les particuliers, on atteint même 32,8
milliards d’euros en 2015, d’après les calculs de l’Observatoire
national interministériel de l’insécurité routière…
C’est ce qui avait permis au journaliste du Monde Olivier Razemon
de dire en 2018 que «!la SNCF coûte moins cher que les accidents de
la route.!»
Et on parle ici des seuls accidents de la route… pas de la
construction et de l’entretien des routes, de leur signalisation, des
milliers de ronds-points giratoires à un million d’euros pièce, des
dégâts et de la pollution liés au système routier, des forces de l’ordre
affectés à la route, des aménagements anti-bruit, etc. Il s’agit en
outre ici des coûts collectifs, à savoir du coût de l’automobile pris en
charge non par les automobilistes, mais par l’ensemble de la société.
On pourrait ajouter les coûts privatifs (achat de voitures, entretien
et réparations, carburant, stationnement, etc.)
En fait, les sommes en jeu sont tellement importantes et diversifiées
qu’il est même difficile de savoir de quoi l’on parle vraiment.
Mais ce n’est pas grave, l’essentiel est de faire passer le fallacieux
message que le train en général et le TER en particulier est
vraiment le mode de transport le plus cher et le plus subventionné.
Vous pouvez compter sur le gouvernement, la Cour des Comptes, la
FNAUT et tous les grands médias pour marteler ce message!: le
https://gildaslemaitre.fr ----- Wagon autonome (février 2026) ----- Page sur 47 60
train coûte trop cher et c’est pour cela qu’il faut l’ouvrir à la
concurrence.
Et personne ne sera présent pour dire toutes les économies que le
train apporte, en nombre de voitures en moins, en accidents en
moins, en pollution en moins, en CO2 en moins, etc. et pour rappeler
tout l’intérêt d’un grand service public ferroviaire face aux dégâts
prévisibles de la libéralisation des chemins de fer.
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Simulations vidéo
Ces simulations sont proposées pour assurer une bonne pédagogie pour tous
(bureaux d’études, citoyens, cheminots, élus). Elles doivent devenir la
référence du projet et doivent être mises à jour à chaque étape, de façon que
tous puissent en permanence s’y appuyer.
Une simulation se fait en plusieurs temps!: une maquette, une phase de
spécifications, une réalisation opérationnelle, une itération pour la prise en
compte des simulations connexes.
Réalisées avec Sketchup, elles permettent une intégration sur les images
satellites de Google Earth ou Open Street Map!:
Les objets créés et les voies ferrées GE sont archivés dans une
médiathèque structurée, sur la base cartographique des écrans de
l’hyperviseur.
(L’informatique a une fâcheuse tendance à dupliquer, compliquant
à plaisir les mises à jour. Espérons que les chefs de projet auront la
fermeté de bien penser au futur. Inversement, la concentration
unique peut compliquer les développements et la cyber-sécurité.
L’analyse de la valeur a un rôle à jouer)
A noter qu’une voie ferrée (2 sens) est correctement visible sur 5mm
de largeur à l’écran, soit au 1/300, ce qui permet de reconstituer le
réseau du superviseur à l’image du réseau réel (intégrant toutes les
voies parallèles).
La cartographie ci-dessous, tirée de OpenStreetMap, montre deux
représentations de voies, que l'on peut améliorer avec l'aide d'un
ergonome qui proposera épaisseurs et couleurs pour mieux
distinguer les aiguillages et les convois courants, soit à l'échelle de
la France entière, soit à l'échelle des grands noeuds ferroviaires.
L'objectif est que les utilisateurs (régulateurs, affréteurs,
expéditeurs, destinataires,...) puissent situer d'un seul coup d'oeil le
convoi ou le wagon recherché, sans multiplier les clics ou se perdre
dans l'arborescence du site. (l'abondance de possibilités nuit à la
compréhension).
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Cartographie des itinéraires et gares!
Les simulations et le projet s’appuient sur une base cartographique réelle, en
intégrant les aménagements futurs du réseau.
Voies et vitesse de base et provisoire (lien avec les services d’entretien du réseau),
aiguillages,
tronçons et électrifications et limitations de charge et de dimensions, points singuliers
(tunnels, viaducs, signaux, …),
gares de voyageurs et de marchandises (accès des camions taxis), terminaux
conteneurs (débit max à l’heure, à la journée et à l’année (+ historique) et lien avec le
débit en temps réel).
Il serait utile d’y ajouter une iconographie relative à l’urbanisation et à
l’industrialisation aux alentours des gares et aussi dans les déserts ferroviaires.
Changement de wagon-pilote lors d'un changement d'énergie (canaire/non
caténaire)
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Principes de circulation!
Le conteneur est gruté depuis un navire porte-conteneurs et déposé sur un wagon
arrivant seul sous le portique.
Le wagon circule sur le port jusqu’à une convergence où il attend
Un second conteneur le rejoint
Un train A de 5 wagons passe
Les 2 wagons le rejoignent
Le train A suit une voie ferrée existante depuis Arenc jusqu’à Aix en Provence.
Le wagon 6 se débranche et va sur la voie d’attente
Le wagon 7 passe l’aiguille et rejoint le train
Un train B de 2 wagons passe
Le wagon 7 le rejoint
Le Train B rejoint le pôle d’activité des Milles
La motrice se gare
Le wagon 1 rejoint le quai 1 où le portique transborde le conteneur sur un camion-taxi
Le wagon 2 rentre dans le hangar où le conteneur est vidé par des transpalettes
Détail de l’attelage immatériel!
les capteurs, leur position, leur action
approche lointaine
approche à vue
approche finale
commandes de suivi attelé
commande avant coupe
arrêt au but
Détail du couplage inductif inter-wagons et de la double distribution
d’énergie d’un bout à l’autre du wagon!
principe du couplage inductif
principe du double couplage
Détail de l’accélération/freinage comparée avec train classique!
train classique (à vide et en charge) / patinage de la motrice (masse de la motrice)
freinage d’urgence sur un train classique
wagon autonome (à vide et en charge), action sur les moteur-roues
simulation sur 2 voies ferrées parallèle et trains de 10 wagons
allègement et simplicité de la motrice
Gestion de l’énergie comparée avec train classique!
Puissance au démarrage (toutes les batteries de tous les wagons participent)
Puissance en croisière (meilleure aérodynamique si les wagons sont proches). La
motrice assure la puissance de roulage de chaque wagon et la recharge lente des
batteries
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Puissance en rampe : division en plusieurs sous-convois si nécessaire (motrices à
l’attente en bas des grandes rampes). Les batteries participent à la traction
individuelle.
Récupération au freinage : restitution sur la caténaire
Charge des batteries à l’arrêt
Conteneurs lourds réservés aux trains classiques
Détail d’un moteur-roue!
train classique : essieux et boggies
conteneur de 6 m : wagon à 4 roues motrices
roue avec moteur intégré
Fonctionnement différentiel
conteneur de 12 m : empattement longitudinal de 6m - boggie non nécessaire
(élargissement possible du bandage de la roue, différentiel et jeu possible dans la
direction))
passage d’une aiguille, de 2 aiguilles, de 4 aiguilles
montage/démontage en usine et sur voie ferrée
Détail d’un transbordement à quai !
sur camion-taxi normal (ajustement manuel)
sur camion-taxi autonome (sans cabine de conduite - ajustement automatique)
vidage d’un conteneur dans le centre de tri en gare et chargement pour le dernier
kilomètre
Motrice allégée!
pas de traction mécanique
pas de patinage
Pantographe
Puissance réduite (pas de démarrage,…)
Transformateur
Régulateur
Intégration dans un conteneur sur wagon autonome
Détail des transmissions!
sans fil (tous les wagons, satellitaire avec le PC)
par le rail
par courant porteur (redondance)
contrôle de cohérence des messages
"positions+vitesse+n°-wagon+destination-pilote+destination-wagon+masse+code-
client+état-batterie+kW de traction/freinage"
"suivi croisière / ralentissement général / ralentissement avant coupe"
Compatibilité avec l’existant!
les wagons spéciaux restent avec les trains existants
les wagons autonomes déclenchent et détectent les circuits de voie
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Scénario complet d’un trajet":!
demande d’un conteneur vide
trajet du conteneur vide
message d’arrivée prévisible du conteneur vide
envoi d’un camion-taxi au quai
arrivée du conteneur vide - transbordement sur le camion-taxi
arrivée du camion-taxi chez l’expéditeur / chargement
demande de wagon vide…
suivi sur cartographie numérique (Eran large, tablette, ordiphone)
Détail des "Plan b" de traitement des pannes!
Grutages
Poussages
Cyberattaques
Maquette de l’Hyperviseur!
Le réseau SNCF peut s’afficher entièrement sur une carte virtuelle sur un
écran large (100!cm) de bonne définition avec l’emplacement de toutes les
motrices représentées par un vecteur vitesse orienté selon la direction en
cours, y compris celles des trains classiques, sur laquelle chaque opérateur
peut zoomer jusqu’à permettre la représentation des wagons, à raison de
1!pixel par mètre, avec une échelle de couleur représentant la vitesse. A
chaque wagon ou train est associé un vecteur du différentiel de vitesse avec
le wagon ou le train précédent. Ce vecteur s’affiche en alarme au cas la
vitesse du suiveur est dangereuse pour le prédécesseur. Ces calculs sont
communiqués au Régulateur. Le système peut suivre en temps réel 30!000
mobiles indépendants (un message toutes les 10 secondes).
Chaque opérateur humain ou cyber peut sélectionner les mobiles qui
l’intéresse pour constituer des tableaux de données et produire des
indicateurs de suivi. La carte virtuelle est adaptée à des formats plus
modestes (tablettes). Un client qui gère plusieurs conteneurs répartis sur tout
le réseau, peut disposer de cette carte virtuelle où figure ses conteneurs.
Le système échange avec le système actuel.
La cartographie numérique dynamique est mémorisée. Elle peut être rejouée
pour étude de cas.
https://gildaslemaitre.fr ----- Wagon autonome (février 2026) ----- Page sur 53 60
Suivi des avions en temps réel
15
https://www.flightradar24.com/multiview/46.79,1.83/715
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Eléments d’analyse de la valeur
L’analyse de la valeur est une démarche exigeante nécessaire à tous les
niveaux du projet pour dégager des solutions que tous les acteurs puissent
s’approprier. Le blocage d’une des parties prenantes peut être fatal au projet.
La première chose à faire est d’instaurer la confiance entre des
êtres humains venant d’univers très différents. La démarche est
"anti-hiérarchique" au niveau des participants.
L’analyse de la valeur fait émerger les études à mener en priorité
(en particulier la cohabitation voyageurs et fret) pour qu’elle puisse
se continuer en se basant sur des données concrètes que la démarche
essaiera de hiérarchiser. La meilleure façon de procéder est un
confinement pendant plusieurs périodes de plusieurs jours des
participants à la démarche d’analyse de la valeur dans un centre
un peu "coupé du monde" même (surtout!!) pour la hiérarchie
participante. La concentration intellectuelle sur ce genre de projet
ne souffre pas la concurrence avec la gestion distante d’un service,
ou avec la gestion des courriels et autres messages.
Coté projet!
Le déroulement du projet doit être pensé en amont, avec les avis de tous les
partenaires. En particulier, les développements informatiques mal conduits,
ou conduits à travers des modélisations inutiles (par exemple le
développement d’un sur-langage spécifique le langage naturel devrait
suffire) ou une modélisation absconse (genre Merise) peuvent mettre en péril
le projet.
Les échecs des logiciels administratifs sont nombreux. Le projet des
wagons autonomes est et doit rester simple!: Un logiciel embarqué
traitant peu de capteurs et peu d’actionneurs!; un logiciel
superviseur traitant des éléments simples, sauf à vouloir l’intégrer à
tout prix à l’informatique existante.
https://gildaslemaitre.fr ----- Wagon autonome (février 2026) ----- Page sur 55 60
Coté client!
On peut analyser la capacité du client affréteur à modifier son colisage/
décolisage dans une procédure gagnant-gagnant et vérifier s’il y a des raisons
impérieuses de proposer des wagons pour conteneurs de 12m.
Nul doute que les tenants du 12m trouvent des arguments forts, tel
que "qui peut le plus peut le moins". Mais ce choix aura un prix
économique, technique et humain, tel qu’il n’est pas insensé de
s’intéresser, au moins dans les débuts du système, aux seuls wagons
de 6m, mieux à même de s'inscrire dans une démarche écologique
générale. Les conteneurs de 12m peuvent apparaître comme moins
chers à la tonne transportée en mer sur les gros porte-conteneurs,
mais d'un coût équivalent à terre si l'on prend en compte le
transport de l'expérience initial jusqu'au destinataire final (voir ci-
après).
A noter qu'il y a eu des wagons à 2 essieux de 6m d'empattement.
Ce type de wagon permettraient de soutenir une cadre de 12m,
compatibles avec des conteneurs de 12m (probablement limités en
charge). La faisabilité technique est à étudier.
Colisage!:!!
Il s’agit d’acquérir des statistiques sur les caractéristiques du fret transporté,
par camion, en particulier!:
le pourcentage de colis incompatible avec un conteneur de 6m.
les contraintes d’intégration des citernes ou du vrac dans un conteneur
la viabilité d’un conteneur climatisé (chaud/froid) autonome
la répartition des colis selon le poids, le volume, la gerbabilité, le palettage,
l’emballage
le nombre de colis par lots
les contraintes de sécurité (vandalisme, vol, périssement, manipulations, chocs,..)
la capacité de l’expéditeur/destinataire à modifier son colisage et ses procédures dans
un système gagnant/gagnant
Mouvements!:!!
Il s’agit de comprendre comment le contenu des conteneurs peuvent être
chargés et déchargés!:
analyse des procédures de chargement : par l’arrière, par le coté, par le haut.
analyse des contraintes de mouvement des transpalettes dans un conteneur de 12m vs
6m. Les habitudes peuvent-elles être modifiées si l’on considère qu’il n’est pas plus
compliqué de manœuvrer -automatiquement - deux conteneurs de 6m plutôt qu’un
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conteneur de 12m ? (l’absence de conducteur permet de mettre en service plus de
petits conteneurs)
capacité de cabotage ou de redirection
Prise!en!charge!:!!
Il s’agit de comprendre comment les conteneurs peuvent être déposés ou
enlevés!:
la facilité du transbordement mer/terre et rail/route. Une analyse de la valeur
spécifique est à prévoir pour la conception et la mise en œuvre de portiques
automatiques dans les petites gares. (comparaison pour conteneur de 6 et 12m). Dans
les ports, il s’agit d’optimiser le réseau des voies ferrées par rapport aux portiques (le
temps à quai d’un navire porte-conteneur est très coûteux)
la répartition des durées admissibles entre la mise à disposition chez l’affréteur et la
mise à disposition chez le destinataire : urgent, normal, stockage provisoire (profiter
des surfaces disponibles autour des gares - merci de ne pas enlaidir le paysage ! -),
amenée de conteneurs vides…
la répartition des surfaces de manœuvres chez le client final qui ne sont pas souvent
adaptées au 38t. Dans les petites gares, les zones de manœuvres peuvent être réduites.
Dernier!kilomètre!:!!
Le projet induit la fabrication de camions taxi adaptés au transport entre la
gare et l’expéditeur/destinataire. Une analyse de la valeur spécifique du
"dernier kilomètre" est à prévoir!:
Les trajets en zone urbaine sont souvent contraints par des limitations de tonnage, de
longueur ou de hauteur. Le camion de 38t (semi-remorque) ne va pas le camion
de 19t (4 roues), voire de 5t, peut aller.
On peut imaginer une petite voiture pilote avec l’attelage immatériel d’une plateforme
(wagon autonome sur 4 moteur-roues à pneu omnidirectionnel), l’ensemble fondé sur
les technologies du wagon autonome.
La gare peut elle-même assurer un service de plate-forme d’échange : tri en sortie de
conteneur et livraisons chez le client final. (Rôle d’animation urbaine, création
d’emploi, …)
Coté Réseau ferré!
Réseau!global!:!!
L’intérêt du système réside dans la multiplicité des gares desservies. Les
éléments en grand nombre doivent être optimisés pour leur conception, leur
mise en œuvre et leur exploitation
Le réseau est cartographié selon son profil en long : l’indicateur est l’énergie à la
tonne sur l’ensemble de chaque tronçon montant, ainsi que la puissance récupérable
dans les descentes et dans les zones de freinage.
Le réseau est cartographié en fonction de l’électrification (et de la robustesse de
l’électrification)
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Les gares ont un rôle fondamental dans le cadre de vie. Elles peuvent générer de
nombreux types d’activités. Les opportunités peuvent être suggérées par les habitants
eux-mêmes.
La remise en fonction des tronçons actuellement délaissés peut se faire à moindre coût
s’il s’agit simplement de poser quelques centaines de mètres de voies (y compris en
site privatif)
Les aiguillages deviennent localement automatiques (mais supervisés par les
régulateurs). Les wagons eux-mêmes participent à la vérification d’état avant
franchissement. La fréquence d’action des aiguilles sur les grands axes impose des
procédures préventives et des adaptations qui pourraient être coûteuses à généraliser.
Sur un trajet passant par 10 postes d’aiguillages, il suffit qu’un seul soit bloqué pour
empêcher la circulation. Si seulement 10% des aiguilleurs sont en grève, 75% des
trains de fret privés sont arrêtés.
La cohabitation des trains classiques et des trains de wagons autonomes induit des
procédures nouvelles
Réseau!en!gares!
Les wagons isolés sont sur des voies à faible trafic près des gares. Les croisements
routiers non-dénivelés doivent faire l’objet d’une étude de sécurité au cas par cas.
Certaines configurations peuvent nécessiter la mise en œuvre d’un auto-pont
préfabriqué.
Coté Wagon!
Le concept est nouveau!: l’analyse de la valeur permet toutes les audaces
jusqu’à resserrer la solution.
Sécurité!
Protection contre le vol, le vandalisme et le cyber-piratage
Possibilité de pannes.
Ges=on!de!l’énergie!:!
Stockage de l’énergie : volants d’inertie ou super-condensateurs si l’on veut récupérer
avec de fortes intensités (en a-t’on besoin ?). Batteries supportant de nombreux cycles
de charge et décharge. Un jeu de batterie par roue ou pour le wagon ?
L’analyse détermine les Wh nécessaires dans les cas les plus gourmands, selon le
profil en long (dénivelé), la puissance distribuable par la motrice et la masse du
convoi, avec les solutions suivantes :
Basculement du courant de charge sur courant de traction
Assistance ponctuelle en rampe ou en accélération
Abaissement de la vitesse pour rester compatible avec la distribution de
puissance
Sectionnement en sous-convois avec motrices en astreintes en bas des grosses
rampes.
Limitation de la masse des conteneurs, en laissant les conteneurs lourds aux
trains classiques
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Roulage!:!
A priori le wagon de 6m est équipé de 4 roues indépendantes (pas d’essieu - voir pour
le circuit de voie)
A priori, toutes les roues sont des moteur-roues électriques et assurent la traction et le
freinage : procédures en cas de panne. (un wagon peut-il en pousser un autre ?).
La suspension est calibrée pour supporter les défauts admissibles de la voie. A priori
elle est passive.
Capteurs sur chaque roue :
capteur de charge qui permet de détecter les chargements déséquilibrés et de
vérifier le poids affiché sur le conteneur.
capteur de balourd qui donne un indice d’usure
capteur de surchauffe qui permet d’anticiper le remplacement de la roue
Dans les courbes, le moteur est suffisamment précis pour gérer le différentiel. Les
roues ont une largeur de bandage compatible avec les courbes/contre-courbes des
aiguilles en cascades. Une étude semble intéressante sur l’intérêt d’un flottement
directionnel de quelques degrés dans les courbes. Le diamètre des roues est minimal,
compatible avec la vitesse de croisière optimale compte tenu de la distance de
freinage à pleine charge (120 km/h ?)
Distribu=on!électrique!:!
A priori, les connexions se font par couplage inductif (qui élimine les problèmes de
connections mécaniques, source de pannes et d’insécurité), entre wagons et dans le
wagon au niveau de chaque roue.
A priori, la mise en œuvre d’un circuit "tribord" et d’un circuit "babord" est un moyen
pour assurer la redondance et l’attelage dans les deux sens.
Dans les courbes et contre-courbes, les wagons se désaxent les uns par rapport aux
autres. Le calcul du décentrage max des bobines primaires et secondaires permet de
définir le moyen souple de maintien du couplage (le cas échéant, le wagon peut se
découpler avant le virage et se ré-accoupler après)
Commandes de marche :
Un wagon isolé ne peut circuler qu’à vitesse réduite (en signalant en permanence sa
position)
A priori, lorsque le wagon est intégré dans un convoi, les commandes issues de la
motrice sont acheminées par CPL (courant porteur), doublé d’un réseau radio ou sur
rail crypté.
Les commandes de marche entre wagons sont gérées par l’ordinateur cyber-sécurisé
du wagon, qui échange les données radars (lidars ?) avec les voisins.
Les caméras avec diodes infrarouges d’éclairage fournissent une image traitée pour
situé le wagon par rapport à ses voisins. A priori les caméras grand angle permettent
de mesurer l’interdistance au centimètres près.
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Coté Wagon-Pilote!
Le concept est nouveau!: l’analyse de la valeur permet toutes les audaces
jusqu’à resserrer la solution. Le coût d’un wagon-pilote n’est pas linéaire
avec sa puissance distributive. Plus il sera facile à construire (moins de coût,
normes moins drastiques,!…), plus on pourra en fabriquer pour améliorer le
service.
Le wagon-pilote ne tracte pas, il n’est pas lourd (pas d’anti-patinage)
Le wagon-pilote peut être un wagon comme les autres. Les fonctions de captation ou
de génération électrique (moteur à hydrogène pour voies non électrifiées) et de
distribution électrique, et la fonction de régulation du convoi, sont intégrées dans un
conteneur dont l’avant est aérodynamique.
La tension et la fréquence de distribution sont à définir en fonction des besoins d’un
convoi complet (nombre max de wagons et max de charge à définir)
Le wagon-pilote peut tomber en panne (les wagons pourraient-ils la pousser ?)
L’analyse détermine sa puissance distributive en croisière (tonnage max et rampe
max) et sa masse en version caténaire/sans caténaire. Le bi-mode peut être inutile en
pratiquant l'échange.
La restitution sur la caténaire si les batteries sont pleines
L’ordinateur (et sa sécurité) pilote le convoi comme le font les conducteurs, y compris
en pilotage visuel. Le télé-pilotage est réalisable à l’aide d’un simple ordiphone
(smartphone), en WiFi ou en transmission satellitaire (cyber-sécurité). La cabine ne
sert qu’aux mainteneurs (qui n’ont que leur ordiphone pour les diagnostics et le télé-
pilotage.
Hors zone électrifiée, a priori, la motrice utilise l’hydrogène pour générer le courant
de traction (diesel, gaz ?). Les procédures de remplissage ou d’échange du réservoir
sont à inventer (depuis le système de production de l’hydrogène). L’autonomie n’est
pas un critère fort. On peut changer de wagon-pilote comme on changeait de chevaux
aux relais de Poste
Coté Régulation!
Le concept est accolé au système de régulation existant. Les convois de
wagons autonomes suivent les mêmes principes que les trains classiques. Le
suivi des wagons isolé est nouveau, à la fois local (au niveau des gares) et
national (au niveau du suivi individuel - application compatible ordiphone).
Coté Minibus ferroviaire!
L’analyse de la valeur fait ressortir les contraintes liées à des wagons
autonomes isolés ou en convois circulant sur le même réseau, à la même
vitesse que les trains classiques ou que les convois de wagons de fret
autonomes. Peut-être est-il envisageable d’intégrer dans un même convoi des
minibus et des wagons de fret!?
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